En bref
L’espace personnel Agirc-Arrco s’ouvre depuis agirc-arrco.fr, par FranceConnect ou avec votre numéro de sécurité sociale et un mot de passe. Depuis 2026, activation et première connexion ne font plus qu’une étape. On y consulte ses points année par année, sans attendre l’envoi automatique du relevé.
L’Agirc-Arrco est la retraite complémentaire des salariés du secteur privé, cadres et non-cadres réunis depuis la fusion des deux anciens régimes. Elle s’ajoute à la retraite de base et fonctionne en points, non en trimestres — deux compteurs distincts qu’il ne faut pas confondre. L’espace personnel s’ouvre depuis agirc-arrco.fr, par FranceConnect ou avec votre numéro de sécurité sociale, et depuis 2026 l’activation du compte se confond avec la première connexion. Mais l’essentiel n’est pas la connexion : c’est ce qu’on va y vérifier. Le relevé de carrière n’est adressé automatiquement que tous les cinq ans à partir de trente-cinq ans, un rythme bien trop lent pour repérer une erreur. Ce guide explique quoi contrôler dans votre relevé, pourquoi le détail annuel importe davantage que le cumul de points, et pourquoi une vérification faite tôt change radicalement la difficulté d’une correction.
Se connecter à votre espace personnel
- Ouvrez agirc-arrco.fr et cliquez sur « Mon espace personnel », en haut à droite.
- Choisissez FranceConnect — le chemin le plus court — ou la connexion Agirc-Arrco.
- Par FranceConnect, identifiez-vous avec un compte que vous possédez déjà.
- Sinon, saisissez votre numéro de sécurité sociale et votre mot de passe.
- Vous accédez à votre relevé de carrière, vos points et vos simulations.
FranceConnect évite d’avoir à créer et retenir des identifiants supplémentaires : il réutilise un compte existant, comme votre espace impôts ou votre compte ameli. Il n’y a ni inscription ni mot de passe propres à ce dispositif.
Depuis 2026, l’activation et la première connexion sont fusionnées. Si vous vous souvenez d’un parcours en deux temps — activer d’abord, se connecter ensuite — cette étape n’existe plus.
Le relevé arrive tous les cinq ans : c’est trop peu
Voici la raison pour laquelle cet espace mérite une visite délibérée plutôt qu’une consultation passive.
Le relevé de carrière vous est adressé automatiquement tous les cinq ans à partir de trente-cinq ans, par courrier ou par message. Entre deux envois, cinq années s’écoulent — largement de quoi laisser passer un employeur manquant ou une année incomplète.
Or l’espace personnel donne accès au relevé à tout moment. Attendre l’envoi automatique n’a donc aucun intérêt : le document est déjà là, en permanence, à jour.
Le rythme utile est plutôt une vérification par an, au moment où l’on retrouve ses bulletins de salaire pour la déclaration de revenus. Les pièces sont sous la main, la mémoire est fraîche.
Ce qu’il faut regarder : le détail annuel, pas le total
C’est la nuance qui distingue une vraie vérification d’un coup d’œil rassurant.
Le cumul total de points est le chiffre le plus visible, et c’est le moins informatif. Une année manquante y disparaît sans laisser de trace : le total est simplement un peu plus bas, ce qui ne se remarque pas.
Le détail année par année, lui, rend l’anomalie évidente. Une ligne à zéro, ou anormalement basse au regard d’une année pleinement travaillée, saute aux yeux dans une liste chronologique.
La méthode tient en une phrase : parcourez la liste ligne à ligne en la comparant à votre parcours réel — changements d’employeur, périodes de chômage, congés, temps partiels. Chaque écart inexpliqué mérite une vérification.
Corriger tôt, ou corriger difficilement
Une période manquante se régularise sur pièces : bulletins de salaire, contrats, certificats de travail. Le problème n’est pas la procédure, c’est le temps. À trente ans, on retrouve ses bulletins et l’employeur existe encore. À soixante-deux ans, l’entreprise a pu disparaître, les archives se perdre, et la reconstitution devient une enquête menée dans l’urgence, quelques mois avant la liquidation. L’anomalie que vous corrigez aujourd’hui vous coûte une heure ; la même dans trente ans peut coûter des points définitivement perdus.
Points et trimestres : deux compteurs séparés
La confusion est fréquente et fausse la lecture de sa propre situation.
La retraite de base se compte en trimestres : ils déterminent le taux auquel votre pension sera calculée. Elle relève d’un autre organisme que l’Agirc-Arrco.
La retraite complémentaire se compte en points : ils sont acquis en fonction des cotisations versées et convertis en pension au moment du départ.
Il en découle une conséquence pratique : consulter uniquement son espace Agirc-Arrco ne donne qu’une moitié de l’image. Pour une vue d’ensemble tous régimes confondus, notre guide Mon espace retraite détaille le service qui les rassemble.
Ce que vous trouvez dans votre espace
- Votre relevé de carrière, consultable à tout moment.
- Vos points, année par année et en cumul.
- Vos simulations de pension selon différents âges de départ.
- Vos attestations et documents à télécharger.
- Vos coordonnées et préférences de contact.
Les agents publics ne relèvent pas de ce régime : les non-titulaires des trois fonctions publiques dépendent de l’Ircantec, dont notre guide Mon compte Ircantec détaille l’espace.
Ce qu’il faut retenir
L’accès est devenu simple — FranceConnect en un clic, ou votre numéro de sécurité sociale — et l’activation ne forme plus qu’une étape avec la première connexion.
Le vrai sujet est ailleurs. Ne vous fiez pas au cumul de points, lisez le détail année par année, et faites-le une fois par an plutôt que tous les cinq ans au gré des envois. C’est la seule façon de repérer une erreur pendant qu’elle est encore facile à corriger.
Les professions libérales ne relèvent pas de l’Agirc-Arrco mais de caisses propres à chaque métier : les médecins dépendent ainsi de Mon compte CARMF.
Les salariés du bâtiment et des travaux publics relèvent d’un organisme de protection sociale dédié : voir Mon compte PRO BTP.
Sur le même sujet, consultez également Mon compte CNRACL et Mon compte IRP AUTO.